quarta-feira, 20 de março de 2019

Film Dieu sait quoi, Jean-Daniel Pollet, 1994

«Ce monde muet est notre seule patrie"
Francis Ponge


« Tout ce qui nous entoure a sur nos idées, sur notre cœur lui-même, des effets rapides, suprenants, et inexplicables. » Jean-Daniel Pollet, Le Horla, 1966, 5ème minute.


« Il y a deux cinémas : le cinéma qui propose l'oubli et celui qui propose au spectateur ce qu'il est. Il y a une définition des films qui peut être faite à travers l'attitude proposée au spectateur. C'est très important, parce que, dans cette civilisation où les gens vivent toute la semaine dans un mécanisme de vie plutôt que la vie elle-même, c'est-à-dire emportés par un mouvement qui leur est extérieur, si on leur propose, à la fin de la semaine, d'aller passer deux heures dans une salle pour entrer dans quelque chose qui n'est pas eux-mêmes non plus, si on leur propose de vivre par procuration à travers d'autres personnages et vivre ailleurs que dans la salle où ils sont... C'est la fuite... » Jean-Daniel Pollet, L'Entre vues, Editions de l'œil, 1998, p. 44.



Biographie
Jean-Daniel Pollet est un cinéaste français, né le 20 juin 1936 à La Madeleine (Nord), mort le 9 septembre 2004, à Cadenet.
Sa carrière cinématographique commence en 1958 par un court métrage tourné dans les guinguettes de la région parisienne, Pourvu qu'on ait l'ivresse.... Il y filme les danseurs parmi lesquels il remarque un individu sortant du lot, un certain Claude Melki. Le film tourne dès lors autour de la silhouette de Melki et de ses hésitations. Ce court métrage remarqué est le premier d'une série de films reprenant le personnage de Melki, prénommé Léon, et représentant l'un des deux aspects du cinéma de Pollet à travers un goût pour une comédie populaire empreinte de burlesque autant que de mélancolie.

La deuxième veine du cinéma de Pollet commence avec Méditerranée, tourné durant deux années en compagnie de Volker Schlöndorff. Pollet tente alors de créer un cinéma totalement poétique. Il y réussit, en partie grâce à la qualité des auteurs qui écrivent les commentaires de ses films, tels Philippe Sollers ou Jean Thibaudeau. Il rencontre finalement l'œuvre de Francis Ponge, qui est peut-être celle qui lui correspond le mieux.

Victime, en avril 1989, d'un grave accident qui le laisse paralysé (renversé par un train, il est victime de 27 fractures), il tourne ses derniers films dans les alentours de sa maison de Cadenet. Son film Dieu sait quoi... est la rencontre entre cette condition d'infirme, malade, et celle de Francis Ponge, vivante, qui par ses livres, l'invite à redécouvrir son quotidien désormais claustrophobique.

En 2006, Jean-Paul Fargier termine le dernier film de Jean-Daniel Pollet Jour après jour. Très diminué physiquement et sachant qu'il lui restait très peu de temps à vivre, le cinéaste décida de réaliser un film de photographies de sa dernière année. Sa maison, les saisons, des fruits, des fleurs. Il avait terminé le montage sur papier la veille de sa mort.
Wikipedia

Music
Sad Girl 
Lyrics by / Sung by : René Badache
Music : Antoine Duhamel
https://youtu.be/wKulRDHvP8Q

Dieu sait quoi (1994)
 Directed by
Jean-Daniel Pollet
Writing Credits (in alphabetical order)  
Jean-Daniel Pollet
Francis Ponge ... (inspiration)
Cast  
Michael Lonsdale
Récitant / Narrator
Produced by 
Raoul Roeloffs
 Music by 
Antoine Duhamel
Cinematography by 
Pascal Poucet
Sound Department 
Antoine Ouvrier
FotoFotoFotoFotoFotoFoto
2015-11-01
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