Sharunas Bartas( 1964- )
Un texte magique sur un film de Sharunas Bartas (Freedom). Un texte qui nous donne la clé pour l'odyssée métaphysique qui constitue chacun de ses films. José
"Freedom" de Sharunas Bartas
C'est un film seul. Un film de solitaires, de hautes solitudes mais surtout un film seul. D'une radicalité folle, d'une sauvagerie entière, d'une beauté de foudre, à peine soutenable.
Un film sans latitude et de latitudes infinies. Un long poème presque sans mots. Un film où les visages et les paysages dévorent le temps et tiennent lieu de tout. Où les corps sont muets, murés, pétrifiés et pourtant extraordinairement mobiles et d'une sensualité qui serre la gorge. Car, ici, c'est l'expressivité, l'intensité démentes qui font la vélocité.
Soit, au large de la côte marocaine, trois personnages en rade, en perdition. Crachés là parce que inassimilables. Une jeune femme autochtone et deux hommes, deux étrangers qui ne partagent pas la même étrangeté car ils n'ont pas de langue commune. Contrevenants tous les trois, traqués par les autorités pour cause de trafic illicite se soldant par échec et échouage, ils ne sont liés que par leur statut de hors-la loi.
Débute alors une longue errance au travers des étendues illimitées. Désert et déshérence. L'arpentage physique se double d'une éperdue quête spirituelle. Les fugitifs semblent immobiles, cloués d'impuissance. L'épure est telle que le moindre regard fend et tétanise. Sharunas Bartas filme la perdition comme personne. Sous son regard, elle devient solaire. Les visages, pris, investis en longs plans fixes, sont des levées d'écrou, des épiphanies. De même que les espaces nus, brûleés, consumés d'incandescence et qui semblent des âmes grandes ouvertes, fauchées par le divin.
Entre les trois égarés, le langage s'articule très peu. Au bout d'un temps indéfini, l'un des hommes se détache, opte pour une voie divergente, laissant la jeune femme seule face à l'autre homme. Ces deux-là vont se chercher sans mots ( ou avec des cognements de mots incompatibles), tenter, du bout des doigts, du fond des yeux, un rapprochement qui est béance, tranchée ouverte et cri.
Ce qui se passe entre ces deux-là, qui sont sans mots pour se dire, est un fracas violent et sourd et c'est aussi d'une douceur infinie, c'est une grâce accordée.
Les visages sont élevés au rang d'icônes.
Bientôt il n'y a plus rien, que l'immensité.
Un film sans égal. Une bouleversante odyssée métaphysique.
in Livres-Addict.fr
Šarūnas Bartas (né le 16 août 1964 à Šiauliai) est un réalisateur lituanien.
Dès d'adolescence, il réalise des courts-métrages documentaires et de fiction au sein d'un club amateur qu'il anime. Son premier projet ambitieux est Tofolaria, un documentaire d'inspiration ethnographique sur la vie d'un peuple en extinction, au fond d'une vallée de Sibérie. Ce film, réalisé avec Valdas Navasaitis, lui ouvre les portes du VGIK de Moscou où il rencontre Katerina Golubeva, qui sera sa compagne et jouera dans ses trois premiers films. Son film de fin d'étude s'intitule En mémoire d'un jour passé, et brouille les frontières entre fiction et documentaire, cherchant à dresser le portrait spirituel et abstrait de la capitale de la Lituanie, Vilnius. Parmi les grands cinéastes contemporains, il est sans doute un de ceux qui travaille le plus la frontière du documentaire et de la fiction. L'imbrication étroite entre documentaire et fiction s'estompe dans The House, « à moins de considérer que ce film relève d'une forme de documentaire qui ne s'en tiendrait pas au réel, mais au possible ».
Pour pouvoir travailler dans son pays où le système soviétique s'effondre, Bartas crée un studio de cinéma "Studija Kinema" et devient, de fait, producteur de ses propres films et d'une vingtaine de films d'autres réalisateurs. Une génération de cinéastes lituaniens profite de cette structure pour réaliser leurs premiers et seconds films. On peut alors à proprement parler d'une "esthétique Studija Kinema" pour l'ensemble de cette production (1992-1995), qui contribue à faire apparaître une nouvelle génération de cinéastes lituaniens, depuis largement reconnus (Audrius Stonys, Kristijonas Vildžiūnas, Valdas Navasaitis). Au sein de Studija Kinema, Bartas a également produit le film de Viatcheslav Amirkhanian Arseniy Tarkovskiy: Malyutka-zhizn, documentaire sur le poète russe Arseny Tarkovsky, père du cinéaste Andrei Tarkovsky.
Son premier long-métrage, Trois jours, prend quatre années pour être réalisé et reçoit une mention spéciale de la FIPRESCI. Puis c'est Koridorius1, avec l'acteur Eimuntas Necrosius présenté au festival de Berlin, rapidement repéré par la critique pour ses innovations formelles. Trois Jours et Koridorius font l'objet de rétrospectives organisées au Cinéma L'Entrepot à Paris, et par Jacques Déniel aux Rencontres Cinématographiques de Dunkerque. Léos Carax écrit alors plusieurs textes sur Sharunas Bartas. De même, la cinéaste Claire Denis le programmateur hollandais Rieks Hadders, l'italienne Tiziana Finzi et le critique Jean-Michel Frodon jouent un rôle essentiel dans la conquête d'une célébrité rapide au sein du public spécialisé. Bartas commence alors sa collaboration avec le producteur franco-portugais Paulo Branco, connu pour son importante filmographie dans le cinéma d'auteur. Dans le cadre de cette collaboration, Bartas réalisera 4 longs métrages: Few Of Us (1996) avec Katerina Golubeva, The House (1998) avec Alex Descas, Léos Carax et Valeria Bruni-Tedeschi, Freedom (2000), et Seven Invisible Men (2004).
Présenté à Cannes dans la section "Un Certain Regard", Few of Us marque la reconnaissance de Sharunas Bartas comme un des grands auteurs contemporains. Depuis Few of Us (Festival de Cannes 1996), tous ses films ont été sélectionnés dans les festivals les plus prestigieux (A Casa à Cannes en 1998, Freedom à la Mostra de Venise en 2000, Seven Invisible Men au Festival de Cannes en 2005). Il a par ailleurs été membre du jury de la Mostra de Venise en 1998, et de nombreuses rétrospectives ont été organisées dans divers pays.
En 1999, le Parlement européen a demandé à S. Bartas de représenter la Lituanie pour le Pont de l'Europe/ Europabrucke. Son texte "Le combat" est installé à demeure sur le parapet du pont18.
En 2004, son film Children Loose Nothing représentait la Lituanie dans la série Visions of Europe initiée par Lars von Trier et Arte.
À l'occasion de la nomination de Vilnius comme capitale européenne de la culture en 2009, Sharunas Bartas a préparé un long-métrage historique intitulé Margiris. Ce projet ayant été abandonné, il a tourné en 2008 le long métrage Not Before, Not After, coproduction franco-lituano-russe.
Son cinéma fascine par la longueur de ses plans fixes, souvent liée à la contemplation des déserts. Elle s'offre comme une méditation sur la vacuité des rapports humains, souvent représentés entre des personnages silencieux et sans nom. « Il y a de l'acharnement chez Bartas, dans son utilisation du plan fixe, qui ne lui sert pas à violer l'intimité des gens qu'il filme, mais qu'il conçoit au contraire comme un espace de vie et de liberté pour ceux-ci » (Jérôme Lauté).
Jusqu'à "Seven Invisible Men", les films de Bartas étaient essentiellement silencieux, les personnages n'échangeant quasiment aucune parole. Mais la bande son est remarquablement travaillée. L'artiste et cinéaste britannique Steve McQueen, qui a programmé les films de Bartas en Grande Bretagne, explique : "It's almost like having a conversation with someone," McQueen says. "It's in real time, it takes a long time to finish a sentence, but you go through the whole process, and there's this result, the pay-off, and you think - yes!" En termes de narration, « S. Bartas néglige l'anecdote pour se concentrer sur la matière du monde, c'est-à-dire les éléments bachelardiens (...) Univers magique, où rien ne vient distinguer l'humain de l'animal, l'animal du végétal ou même du minéral. Les règnes s'abolissent en se rejoignant. Tout semble fluide, traversé d'une seule énergie, d'une seule présence. On aborde là des contrées oniriques dont on ne saurait sous-estimer la puissance ». (Philippe Roger) On a souvent rapproché son travail de celui de Andrei Tarkovsky et d'Alexandre Sokourov. Comme Béla Tarr, c'est un cinéaste « difficile » mais souvent considéré comme faisant partie de l'« avant-garde » du cinéma d'auteur, sujet d'étude pour la sémiologie et l'esthétique. Jean-Luc Godard a cité "Corridor" dans son Histoire(s) du cinéma.
De formation photographique, il est chef-opérateur sur la plupart de ses films.
Il a joué en tant qu'acteur dans Pola X de Léos Carax. Comme le rôle de Leos Carax dans The House de Bartas, le rôle de Bartas dans Pola X de Carax est une interprétation de sa personnalité réelle: il apparaît en chef d'orchestre inquiétant, mi-gourou, mi chaman. Difficile d'approche, il s'explique très rarement sur son travail. Les sociétés Era film et Leitmotiv production ont produit un documentaire autour de Sharunas Bartas, réalisé par Guillaume Coudray. Le film a été présenté en avant-première au festival Kino Pavasaris et est édité en dvd aux éditions des films du Paradoxe.
wikipédie
Musique
1- Rūta žalioji ( Rasa Serra & World Duo )
World Duo - Saulius Petreikis ( ney, trumpet ) and Ignas Juzokas electronics
Rasa Serra - vocal
"Rūta žalioji" - Lithuanian Folk Song
https://youtu.be/J04CdfO1aQE
2- Malituanie feat Baba Sissoko - Tres Jolie
"MaLituanie" was recorded by the prominent Malian world music performer Baba Sissoko together with the professionals of Lithuanian world music scene: multi-instrumentalist Saulius Petreikis, folk singer Laurita Peleniute, vocalist and Baltic psaltery player Indre Jurgeleviciute, and a famous Lithuanian [rock] musician Victor Diawara originally from Mali.
https://youtu.be/ajfvaDM4QaI
Un texte magique sur un film de Sharunas Bartas (Freedom). Un texte qui nous donne la clé pour l'odyssée métaphysique qui constitue chacun de ses films. José
"Freedom" de Sharunas Bartas
C'est un film seul. Un film de solitaires, de hautes solitudes mais surtout un film seul. D'une radicalité folle, d'une sauvagerie entière, d'une beauté de foudre, à peine soutenable.
Un film sans latitude et de latitudes infinies. Un long poème presque sans mots. Un film où les visages et les paysages dévorent le temps et tiennent lieu de tout. Où les corps sont muets, murés, pétrifiés et pourtant extraordinairement mobiles et d'une sensualité qui serre la gorge. Car, ici, c'est l'expressivité, l'intensité démentes qui font la vélocité.
Soit, au large de la côte marocaine, trois personnages en rade, en perdition. Crachés là parce que inassimilables. Une jeune femme autochtone et deux hommes, deux étrangers qui ne partagent pas la même étrangeté car ils n'ont pas de langue commune. Contrevenants tous les trois, traqués par les autorités pour cause de trafic illicite se soldant par échec et échouage, ils ne sont liés que par leur statut de hors-la loi.
Débute alors une longue errance au travers des étendues illimitées. Désert et déshérence. L'arpentage physique se double d'une éperdue quête spirituelle. Les fugitifs semblent immobiles, cloués d'impuissance. L'épure est telle que le moindre regard fend et tétanise. Sharunas Bartas filme la perdition comme personne. Sous son regard, elle devient solaire. Les visages, pris, investis en longs plans fixes, sont des levées d'écrou, des épiphanies. De même que les espaces nus, brûleés, consumés d'incandescence et qui semblent des âmes grandes ouvertes, fauchées par le divin.
Entre les trois égarés, le langage s'articule très peu. Au bout d'un temps indéfini, l'un des hommes se détache, opte pour une voie divergente, laissant la jeune femme seule face à l'autre homme. Ces deux-là vont se chercher sans mots ( ou avec des cognements de mots incompatibles), tenter, du bout des doigts, du fond des yeux, un rapprochement qui est béance, tranchée ouverte et cri.
Ce qui se passe entre ces deux-là, qui sont sans mots pour se dire, est un fracas violent et sourd et c'est aussi d'une douceur infinie, c'est une grâce accordée.
Les visages sont élevés au rang d'icônes.
Bientôt il n'y a plus rien, que l'immensité.
Un film sans égal. Une bouleversante odyssée métaphysique.
in Livres-Addict.fr
Šarūnas Bartas (né le 16 août 1964 à Šiauliai) est un réalisateur lituanien.
Dès d'adolescence, il réalise des courts-métrages documentaires et de fiction au sein d'un club amateur qu'il anime. Son premier projet ambitieux est Tofolaria, un documentaire d'inspiration ethnographique sur la vie d'un peuple en extinction, au fond d'une vallée de Sibérie. Ce film, réalisé avec Valdas Navasaitis, lui ouvre les portes du VGIK de Moscou où il rencontre Katerina Golubeva, qui sera sa compagne et jouera dans ses trois premiers films. Son film de fin d'étude s'intitule En mémoire d'un jour passé, et brouille les frontières entre fiction et documentaire, cherchant à dresser le portrait spirituel et abstrait de la capitale de la Lituanie, Vilnius. Parmi les grands cinéastes contemporains, il est sans doute un de ceux qui travaille le plus la frontière du documentaire et de la fiction. L'imbrication étroite entre documentaire et fiction s'estompe dans The House, « à moins de considérer que ce film relève d'une forme de documentaire qui ne s'en tiendrait pas au réel, mais au possible ».
Pour pouvoir travailler dans son pays où le système soviétique s'effondre, Bartas crée un studio de cinéma "Studija Kinema" et devient, de fait, producteur de ses propres films et d'une vingtaine de films d'autres réalisateurs. Une génération de cinéastes lituaniens profite de cette structure pour réaliser leurs premiers et seconds films. On peut alors à proprement parler d'une "esthétique Studija Kinema" pour l'ensemble de cette production (1992-1995), qui contribue à faire apparaître une nouvelle génération de cinéastes lituaniens, depuis largement reconnus (Audrius Stonys, Kristijonas Vildžiūnas, Valdas Navasaitis). Au sein de Studija Kinema, Bartas a également produit le film de Viatcheslav Amirkhanian Arseniy Tarkovskiy: Malyutka-zhizn, documentaire sur le poète russe Arseny Tarkovsky, père du cinéaste Andrei Tarkovsky.
Son premier long-métrage, Trois jours, prend quatre années pour être réalisé et reçoit une mention spéciale de la FIPRESCI. Puis c'est Koridorius1, avec l'acteur Eimuntas Necrosius présenté au festival de Berlin, rapidement repéré par la critique pour ses innovations formelles. Trois Jours et Koridorius font l'objet de rétrospectives organisées au Cinéma L'Entrepot à Paris, et par Jacques Déniel aux Rencontres Cinématographiques de Dunkerque. Léos Carax écrit alors plusieurs textes sur Sharunas Bartas. De même, la cinéaste Claire Denis le programmateur hollandais Rieks Hadders, l'italienne Tiziana Finzi et le critique Jean-Michel Frodon jouent un rôle essentiel dans la conquête d'une célébrité rapide au sein du public spécialisé. Bartas commence alors sa collaboration avec le producteur franco-portugais Paulo Branco, connu pour son importante filmographie dans le cinéma d'auteur. Dans le cadre de cette collaboration, Bartas réalisera 4 longs métrages: Few Of Us (1996) avec Katerina Golubeva, The House (1998) avec Alex Descas, Léos Carax et Valeria Bruni-Tedeschi, Freedom (2000), et Seven Invisible Men (2004).
Présenté à Cannes dans la section "Un Certain Regard", Few of Us marque la reconnaissance de Sharunas Bartas comme un des grands auteurs contemporains. Depuis Few of Us (Festival de Cannes 1996), tous ses films ont été sélectionnés dans les festivals les plus prestigieux (A Casa à Cannes en 1998, Freedom à la Mostra de Venise en 2000, Seven Invisible Men au Festival de Cannes en 2005). Il a par ailleurs été membre du jury de la Mostra de Venise en 1998, et de nombreuses rétrospectives ont été organisées dans divers pays.
En 1999, le Parlement européen a demandé à S. Bartas de représenter la Lituanie pour le Pont de l'Europe/ Europabrucke. Son texte "Le combat" est installé à demeure sur le parapet du pont18.
En 2004, son film Children Loose Nothing représentait la Lituanie dans la série Visions of Europe initiée par Lars von Trier et Arte.
À l'occasion de la nomination de Vilnius comme capitale européenne de la culture en 2009, Sharunas Bartas a préparé un long-métrage historique intitulé Margiris. Ce projet ayant été abandonné, il a tourné en 2008 le long métrage Not Before, Not After, coproduction franco-lituano-russe.
Son cinéma fascine par la longueur de ses plans fixes, souvent liée à la contemplation des déserts. Elle s'offre comme une méditation sur la vacuité des rapports humains, souvent représentés entre des personnages silencieux et sans nom. « Il y a de l'acharnement chez Bartas, dans son utilisation du plan fixe, qui ne lui sert pas à violer l'intimité des gens qu'il filme, mais qu'il conçoit au contraire comme un espace de vie et de liberté pour ceux-ci » (Jérôme Lauté).
Jusqu'à "Seven Invisible Men", les films de Bartas étaient essentiellement silencieux, les personnages n'échangeant quasiment aucune parole. Mais la bande son est remarquablement travaillée. L'artiste et cinéaste britannique Steve McQueen, qui a programmé les films de Bartas en Grande Bretagne, explique : "It's almost like having a conversation with someone," McQueen says. "It's in real time, it takes a long time to finish a sentence, but you go through the whole process, and there's this result, the pay-off, and you think - yes!" En termes de narration, « S. Bartas néglige l'anecdote pour se concentrer sur la matière du monde, c'est-à-dire les éléments bachelardiens (...) Univers magique, où rien ne vient distinguer l'humain de l'animal, l'animal du végétal ou même du minéral. Les règnes s'abolissent en se rejoignant. Tout semble fluide, traversé d'une seule énergie, d'une seule présence. On aborde là des contrées oniriques dont on ne saurait sous-estimer la puissance ». (Philippe Roger) On a souvent rapproché son travail de celui de Andrei Tarkovsky et d'Alexandre Sokourov. Comme Béla Tarr, c'est un cinéaste « difficile » mais souvent considéré comme faisant partie de l'« avant-garde » du cinéma d'auteur, sujet d'étude pour la sémiologie et l'esthétique. Jean-Luc Godard a cité "Corridor" dans son Histoire(s) du cinéma.
De formation photographique, il est chef-opérateur sur la plupart de ses films.
Il a joué en tant qu'acteur dans Pola X de Léos Carax. Comme le rôle de Leos Carax dans The House de Bartas, le rôle de Bartas dans Pola X de Carax est une interprétation de sa personnalité réelle: il apparaît en chef d'orchestre inquiétant, mi-gourou, mi chaman. Difficile d'approche, il s'explique très rarement sur son travail. Les sociétés Era film et Leitmotiv production ont produit un documentaire autour de Sharunas Bartas, réalisé par Guillaume Coudray. Le film a été présenté en avant-première au festival Kino Pavasaris et est édité en dvd aux éditions des films du Paradoxe.
wikipédie
Musique
1- Rūta žalioji ( Rasa Serra & World Duo )
World Duo - Saulius Petreikis ( ney, trumpet ) and Ignas Juzokas electronics
Rasa Serra - vocal
"Rūta žalioji" - Lithuanian Folk Song
https://youtu.be/J04CdfO1aQE
2- Malituanie feat Baba Sissoko - Tres Jolie
"MaLituanie" was recorded by the prominent Malian world music performer Baba Sissoko together with the professionals of Lithuanian world music scene: multi-instrumentalist Saulius Petreikis, folk singer Laurita Peleniute, vocalist and Baltic psaltery player Indre Jurgeleviciute, and a famous Lithuanian [rock] musician Victor Diawara originally from Mali.
https://youtu.be/ajfvaDM4QaI
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2015-05-19
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